Vegfest 2012
Rendez-vous pour la quatrième édition du Vegfest qui se déroulera place Joachim du Bellay à Paris, le samedi 2 juin 2012.
Cette année, le Vegfest et la Veggie Pride ont lieu le même jour pour vous permettre de profiter pleinement de cette journée :
- De 10h30 à 15h00 : Vegfest.
- Retrouvez-nous Place Joachim du Bellay, dans le quartier des Halles.
- De 16h00 à 18h30 : Veggie Pride.
- Rendez-vous à Saint-Eustache près de la sortie de métro Les Halles.
- A partir de 19h00 : After.
Habitat naturel
Ce n'est pas à proprement parlé végétarien et puis je ne suis pas favorable aux aquariums mais ça a le mérite sous couvert d'humour de dénoncer l'état de nos océans et mers

Mobilisations contre le gavage et le foie gras
Samedis 10 et 17 décembre de 13h à 17h, 52 avenue des Champs Elysées à Paris, mobilisation contre le gavage et le foie gras. Stand d'information sur la production de foie gras et dégustation du Faux gras de GAIA.
50 000 tracts d'information sur la production de foie gras vont être diffusés en décembre. C'est le défi que la SNDA et L214 se sont fixés pour le mois de décembre.
Pour plus d'informations sur ces opérations et les autres mobilisations en France, consultez le site Stop Gavage, campagne de L214.
La viande obligatoire dans les restaurations collectives
Le gouvernement vient de réglementer la restauration scolaire, en imposant un modèle alimentaire basé sur une forte consommation de produits animaux et en interdisant le végétarisme, sauf en cas de dispense médicale précise (voir le décret et l'arrêté du 30 septembre 2011). Seront concernés les repas servis dans les cantines scolaires et universitaires, maisons de retraite, hôpitaux et prisons.
Pour rendre obligatoire la consommation de produits animaux, le gouvernement s'appuie sur le Programme National Nutrition Santé, très critique envers le régime végétarien (sans que l'avis de celui-ci ne se repose sur des bases scientifiques sérieuses.)
Avec pour objectifs annoncés de défendre le secteur agricole, le gouvernement français fait fi des recommandations visant à limiter la consommation de protéines animales trop importantes dans l'alimentation française. Inutile d'évoquer non plus l'irresponsabilité d'une telle décision sur l'environnement car cette décision n'a pas d'autre but que d'entériner davantage l'élevage intensif comme modèle. Et oui! il faut bien trouver des débouchés pour toutes ces volailles industrielles et ces porcs coincés entre leurs barreaux, que les consommateurs commencent à bouder.
Et quid des convictions personnelles des consommateurs? Et si je ne veux pas manger de viande lorsque je suis hospitalisée? Et si je ne veux pas que le repas de mon enfant à l'école soit composé de viande ou de viande? Qu'en est-il ? Encore une fois les personnes qui nous gouvernent prennent des décisions au nom du profit et de la rentabilité au mépris de la liberté qu'a chacun de faire des choix qui l'engagent. " Le refus de manger la viande, outre son impact direct sur le nombre d'animaux élevés et tués, représente un acte de protestation, implicite ou explicite, à l'encontre du traitement des animaux. Le végétarisme, sur ce plan, n'a d'impact que s'il est continu. C'est ainsi que la loi française, sous couvert d'une mesure de santé publique, interdit l'expression concrète d'une conviction" (Initiative Citoyenne pour les Droits des Végétariens).
L'association Végétarienne de France, Ecologie sans frontière, One Voice, Société Végane et L214 ont déposé un recours en annulation contre ces textes auprès du Conseil d’Etat.
*Ajout: à l'occasion de son passage à Paris le 30 novembre 2011, le chanteur Paul Mc Cartney a manifesté son désaccord avec cette directive ici
La bonne heure
Je viens de découvrir un restaurant situé dans le 13ème qui propose des plats bio et quasi tous végétariens ( 3 plats avec poissons sont proposés). Ce restaurant qui ne paie pas de mine est un petit espace avec peu de tables, dont la décoration colorée fait référence au voyage. L'accueil y est vraiment sympathique et la serveuse a toujours été super disponible pour conseiller ou préciser les plats. La cuisine est ouverte sur la salle et l'on peut voir le chef derrière ses fourneaux.
On a le choix entre la carte ou les plats du jour inscrits sur une grande ardoise. Sur la carte, on retrouve des assiettes complètes pour des repas végétariens équilibrés. En plats du jour on a, entre autres, des soupes ou des tartes maisons qui changent en fonction des produits de saisons et de l'humeur du chef. Le bol de soupe est à 4,50 €, les entrées vont de 6,50 € à 9,50 € et les plats vont de 9,50 € à 16,50 €.
L'offre de la carte reste assez simple avec des plats bons mais sans prise de risque ni grande originalité. L'assiette végétarienne par exemple est composée de falafels, de riz, de crudités, d'algues et de graines germées. Selon moi, Il vaut mieux se tourner vers les plats du jour. J'ai eu l'occasion de goûter une bonne soupe de pois cassés, bien qu'un peu poivrée, une tarte maison tomate/chèvre et un gratin de gnocchis chèvre/épinards (pas tout le même jour!). Je n'ai pas goûté les desserts car le chef ne lésinant pas sur les quantités, les plats sont suffisamment rassasiants. L'offre des desserts n'est, encore une fois, pas très originale, mais en regardant les assiettes de mes voisins de table, je peux dire que le crumble aux fruits et la mousse au chocolat n'avaient pas l'air mauvais. Au final, on sort repu pour un coût raisonnable, sachant que l'on a mangé bio, végétarien et équilibré. Ce restaurant est donc à découvrir d'abord parce qu'on y mange bien et puis parce que je trouve bien agréable de faire tourner un petit restaurant de quartier qui mise sur la qualité des produits, et qui est un peu excentré des coins à touristes.
Horaires:
Du lundi au samedi : 12h-14h30 19h-22h30
Coordonnées :
72, rue du moulin des prés
75013 Paris
Métro Tolbiac
01 45 89 77 00
Veggie Pride 2011 à Paris
Vendredi 10 Juin, à partir de 19h30
Au CASA poblano
Débats avec Yves Bonnardel & Sara Fergé
La violence sociale à l’encontre du végétarisme pour les animaux.Etats des lieux et analyse de la végéphobie.
Samedi 11 Juin VEGFEST, de 10h30 à 15h00,
Village associatif de la cause animale avec entre autres l’Association Végétarienne de France, L214, Droits Des Animaux, CLEDA, VG Zone, Vegmag, Un Monde Vegan... Place Joaquim du Bellay dans le quartier des Halles (vegfest.fr)
VEGGIE PRIDE à partir de 16h00,
- RDV à St Eustache près de la sortie de métro Les Halles
-17h00-17h30 : Happening principal à la Fontaine des Innocents - 18H00 : Slam interactif à Beaubourg, près du Centre Georges Pompidou - 18H30 : Clôture de la marche à l’Hôtel de Ville (sous réserve).
AFTER PRIDE à partir de 19h00
A CASA poblano: -Repas de soutien VP : Assiette composée à 5 euros, dessert à 2 euros.
20h00-21h00 : KAROM, formation flamenco-jazz entre guitare percussive et flûte traversière
21h00-22H00 : VELVETINE, avec Stef et Peache savant mélange de guitares, voix et machines électroniques un son électro rock d’un duo fraternel,
22H00-23H00 : VEGANESH slam bio 100% végétal,
23H00: scène ouverte Boeuf-carottes
Dimanche 12 Juin Au CASA Poblano: - Débriefing VP et perspectives 2012 de 10h00 à 12h00 -13h00 Conférence-débat de Yves Bonnardel : « La revendication de l’abolition de la viande, une politisation de la question animale ? »
Salon du végétarisme
-14h00 -Entrée libre
-Stands
-Démonstrations culinaires didactiques,
-15h30 Concerts des Chats Luthiers,
-16h30 Conférence du Dr Jérôme Bernard Pellet, Médecin nutritionniste
-19h30 Projection de ALMA de Patrick Rouxel
Pour plus d'infos:
http://www.facebook.com/veggiepride.paris
La corrida entre au patrimoine culturel immatériel français
Le 13 décembre 2009, l’Union des villes taurines françaises (UVTF) annonçait ses démarches visant à inscrire la culture taurine au patrimoine immatériel de l’Organisation des nations unies pour l’éducation (Unesco) prétendant que « la corrida est fondée sur le respect du taureau en tant que patrimoine génétique, et qu’en vivant dans une culture extensive, toutes sortes de bêtes sauvages se trouvent préservées ». Or, pour être déposée, une telle demande nécessite au préalable l’aval de l’État Français.
Le 9 juillet 2010 le directeur de Cabinet du ministre écrivait à Claire Starozinski, fondatrice de l’Alliance Anticorrida : « À ce jour aucune démarche officielle n’a été entreprise par l’UVTF auprès du ministère en vue d’une candidature » ! Voir ici son courrier Interrogé au téléphone, il lui a confié qu’il n’y avait aucune chance pour que l’aval de l’État français soit accordé à ce projet
Aujourd’hui, au même titre que la conservation d’objets des musées et des monuments historiques, les crèches vivantes ou la gastronomie française, notre gouvernement est le seul à reconnaître au Patrimoine immatériel français une activité réprimée par le code pénal partout dans l’Hexagone, excepté, par dérogation, dans certaines localités.
Comment notre ministre de la Culture, chargé de rendre accessible au plus grand nombre les oeuvres capitales de notre peuple et de favoriser la création des oeuvres d’art et de l’esprit, peut-il décemment encourager une survivance archaïque qui consiste à donner en spectacle la torture d’un animal ?
Rappelons au passage que 70% des français désapprouvent la corrida et pour Claire Starozinski, « l’aval honteux de l’État Français est bien l’aveu que nos dirigeants n’ont que faire des aspirations et de l’opinion de la majorité des Français »
Source alliance anticorrida
La pétition à signer ici ou ici et une manifestation est en train de s'organiser à Paris le 28 mai ( page Facebook)
LoveMEATender
A suivre la sortie d'un documentaire belge qui pose une question intéressante: Comment la viande est-elle devenue si banale dans nos assiettes ?
Synopsis: LoveMEATender interroge la place de la viande dans nos conceptions et la folle envolée qui en a fait un produit " comme les autres " soumis à la règle du plus bas prix. LoveMEATender s'est fixé pour objectif d'explorer tous les enjeux de cette production, du culturel à l'économique, du politique à l'éthique.Le film s'adresse à tous les publics, se joue des formes nouvelles de l'image et exalte la vie au cœur-même de nos assiettes.
En 2050, nous serons environ 9 milliards d'individus sur la Terre. Et pour nous nourrir en viande, il faudra compter... 36 milliards d'animaux d'élevage. Peut-on continuer à penser qu'on pourrait nourrir chaque habitant en lui donnant de la viande de tous les jours ?
"Love Meat Ender" est issu de la collaboration entre Yvan Beck de l’association "Planète Vie" et du réalisateur publicitaire Manu Coeman, son beau-frère. "Nous avons voulu faire un film très pédagogique et accessible aux enfants", explique Yvan Beck.
La sortie est indiquée pour avril-mai 2011. Certains petits cinémas l'ont déja diffusé avec des conférences/débats.
Le site officiel ici et un petit doc ici
Faut-il manger les animaux? de Jonathan Safran Foer
Je viens de terminer le livre dont on a tant parlé, Faut-il manger les animaux? de Jonathan Safran Foer, aux Editions de l'Olivier. Il existe d'excellents articles à découvrir sur cet ouvrage, mais j'ai quand même envie de partager cette lecture.
Ce livre a été présenté dans les médias comme "le livre qui vous fera peut-être arrêter la viande". En tant que végétarienne ce n'est pas le premier ouvrage que je lis sur le sujet et je n'ai pas l'impression d'avoir appris plus que ce que je ne savais déjà par d'autres lectures ou reportages. C'est pourquoi, il me semble que ce livre est parfait pour conforter les végétariens dans leur mode d'alimentation ou pour faire découvrir aux amateurs de viande l'envers du décor. Mais je pense que ne liront ce livre que les amateurs de viande ayant déjà une sensibilité sur la question. Ainsi ce livre peut-il vraiment faire changer leurs comportements sous prétexte que maintenant "ils savent". On ne peut savoir comment les gens réagissent à ce qu'on leur présente mais ce livre a le mérite d'exposer, de pointer du doigt et de critiquer l'élévage industriel tel que nous le connaissons aujourd'hui à travers des témoignages et des chiffres accablants. Car ce livre c'est avant tout l'histoire de l'alimentation telle qu'elle nous est imposée depuis les années 50. Ou comment la politique de la viande pour tous et à moindre coût a transformé l’élevage en une industrie irrespectueuse de la vie animale (et aussi de l'homme) qui met des verrous au moindre hangar parce qu'elle a tout à cacher.
Cet ouvrage fonctionne beaucoup par questionnement, notamment sur la souffrance animale. Et on sent tout au long de l'ouvrage l'approche philosophique de l'auteur. Les réponses ne sont pas nettement apportées, même si les faits, les chiffres nous confortent dans l'horreur du système industriel. Il fait se confronter les points de vue des différents protagonistes sur l'élévage (éleveurs, abatteurs) ainsi que sur les droits des animaux (ceux qui oeuvrent plutôt pour le bien être, les abolitionnistes...). Les amateurs de viande seront-ils sensibles aux arguments avancés par les défenseurs ? Pas sûr que ce livre transforme le carnivore sceptique en ami et défenseur du cochon et du poulet mais le livre décrit la vie de ces animaux "de ferme" sans aucune concession (des animaux créés, élevés, abattus à la chaîne, mutilés et gavés d'antibiotiques...) et à plus long terme il dénonce les conséquences sur la santé et l'environnement (pollution du sol, pandémie...)
Bien sûr à l'issue de la lecture on a tous envie de crier qu'il faut cesser tout cela et la conclusion du livre est là pour nous rappeler que l'on ne peut pas décider que la cause animale et écologique ne nous concerne pas. Le processus n'est pas engagé pour mettre fin à cet élevage industriel qui a déjà conquis la Chine et s’installe durablement en Inde. La terrible conclusion du livre se cache dans la phrase de Wendell Berry: "Chaque fois que vous prenez une décision concernant votre alimentation, vous pratiquez l’élevage par procuration." Lire ce livre c'est savoir, certes... mais sommes-nous tous prêts à changer les choses ?
Une interview de l'auteur sur les Inrocks
expérimentation animale pour les cosmétiques: une échéance à respecter!
Selon le 7ème amendement, adopté en 2003, de la directive sur les Cosmétiques (76/768/CEE), la commercialisation de tous les cosmétiques testés sur animaux doit être interdite en Europe à partir du 11 mars 2013. Aujourd'hui, la Commission Européenne dit être incapable de remplir son engagement au motif que certaines méthodes de remplacement ne seront pas disponibles à temps pour respecter l'échéance de 2013.
Alors quela Commission attend la validation de méthodes substitutives pour interdire les tests sur animaux, le Parlement considère que pour les industries, pour les États membres et pourla Commissionelle-même, l'interdiction serait la principale incitation au développement et à la validation de méthodes substitutives à l'expérimentation animale
Nous devons nous mobiliser pour dire non aux cosmétiques testés sur animaux et demander le maintien de l’échéance 2013. Une pétition a été lancée et on objectif est de réunir 10 000 signatures, qui seront remises à la Commission Européenne via son président, J.M Barroso et John Dalli, le commissaire en charge de la santé et de la protection des consommateurs. Le lien pour la pétition est ici et le site de la campagne ici .












