Je fais un petit post suite à une énième aberration que j'ai pu voir. Lors d'une émission où des personnes s'invitent mutuellement chaque soir en tentant d'impressionner culinairement leurs invités, des milliers de personnes ont pu voir une personne "s'autoproclamée" végétarienne tout en servant et dégustant ensuite un énorme poisson.

Alors rectifions tout de suite: Non les végétariens ne mangent pas de poisson!!! car les végétariens ne consomment aucune chaire animale. Et vous pouvez aller vérifier dans votre dictionnaire le poisson est un animal. Alors qu'un premier pas soit fait en ne consommant pas de viande je trouve cela très bien, mais la personne ne peut se dire végétarienne. Les personnes dites pesco-végétariennes restent des omnivores qui ont exclu une catégorie d'aliment.

Voici la définition du pesco-végétarisme trouvé sur Wikipédia qui résume bien: le pesco-végétarisme est un néologisme, provenant de la langue anglaise "pesco-vegetarian", qui désignerait une personne omnivore qui exclut la viande, tout en autorisant le poisson. Celui-ci est un mot composé, dont la première partie "pesco" désigne le poisson et la seconde "végétarien" fait référence à une pratique alimentaire qui exclut toute chair animale, telle qu'elle est définie et admise. Or, le poisson est bien un animal. Ainsi, d'un point de vue sémantique, l'association des 2 mots "pesco" avec "végétarien" est tout à fait impropre, puisqu'il s'agit là d'un contre-sens ; le premier terme étant antinomique du second. C'est pourquoi l'emploi de cette expression demeure incorrecte. Dès lors, cette pratique alimentaire, ne pourrait être qualifiée de la sorte puisqu'elle n'a rien à voir avec une quelconque forme de végétarisme. Cependant, elle reste une forme de régime omnivore.

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Je rappelle également que les poissons sont de très loin, parmi les animaux vertébrés, nos plus nombreuses victimes : ce sont plusieurs centaines de milliards, sans doute même des milliers de milliards, de poissons qui sont tués chaque année dans le monde, essentiellement pour être mangés, ou pour produire des farines et huiles qui serviront à nourrir d'autres animaux, d'élevage (dont des poissons). La capacité des poissons à ressentir le stress et la douleur ne fait pas de doute : leur système nerveux central ressemble étroitement au nôtre. Lorsqu'ils sont poursuivis, enfermés, ou menacés de toute autre manière, ils réagissent comme le font les humains : par l'augmentation de leur fréquence cardiaque, de leur rythme respiratoire, et par une décharge hormonale d'adrénaline. Quand ils sont blessés, les poissons se tordent, halètent, et exhibent d'autres signes de douleur. Il est clair que les poissons ressentent la peur.