08 juin 2009
Oui au bio dans ma cantine
Pour la santé de vos enfants et pour préserver la planète, dites : oui au bio dans ma cantine le 18 juin. C'est le nouvel appel lancé par WWF. L'association invite les parents à se mobiliser, pour convaincre les maires de privilégier le bio dans les cantines scolaires. Rappelons au passage qu'à l'issue du Grenelle de l'environnement il a été décidé de passer à 20% de bio dans les cantines en 2012.

Plus d'information sur cette journée d'action ici
Et pour signer la pétition c'est là
17 janvier 2009
Un bio un peu moins bio durant la récession?
Des agriculteurs anglais ont demandé à leur gouvernement d'assouplir les règles du bio, le temps de la récession. La confiance des consommateurs est au plus bas. Ils dépensent moins pour leur panier d'épicerie et la nourriture certifiée biologique est souvent celle à laquelle ils renoncent.
Produire du bio coûte beaucoup plus cher parce que l'agriculteur doit se conformer à de nombreuses règles, dont celle de faire de la rotation dans les cultures maraîchères, et ne pas utiliser d'hormones de croissance ni d'antibiotiques dans les élevages. Les animaux doivent aussi être nourris avec des mélanges qui sont également certifiés. Et qui sont beaucoup plus chers. Les producteurs britanniques voudraient justement qu'on leur permette de nourrir leurs bêtes avec des aliments ordinaires. La permission serait exceptionnelle et temporaire, et ils ne perdraient pas leur précieuse certification. Ils pourraient ainsi vendre leurs produits moins cher et permettre aux consommateurs de continuer d'acheter bio. Les ventes d'aliments biologiques ont chuté de 10% à l'automne en Angleterre, selon le quotidien The Times. Les producteurs croient que 2009 sera bien pire.
En effet certains producteurs risquent de souffrir de la récession. Surtout des éleveurs, puisque la viande biologique, à l'épicerie, coûte beaucoup plus cher que la viande ordinaire. Peut-être que certaines personnes vont préférer manger moins de viande. Car les consommateurs de produits bio ne font pas leur épicerie à l'aveuglette. Ils vont épargner en faisant des choix réfléchis. Ils se tourneront peut-être aussi vers d'autres étiquettes vertes. Produits éthiques, oeufs de poules en liberté, produits locaux.
Tous les yeux sont donc rivés sur la Grande-Bretagne. Si on y assouplit les règles, peut-être que d'autres pays européens seront tentés de faire la même chose. «Ça serait un dangereux précédent, a dit Germain Babin, producteur de tomates biologiques. Ça pourrait banaliser le bio.»
Source: cyberpresse.ca
20 mai 2008
Mon magasin bio
Je fais un peu de pub, une fois n'est pas coutume pour un petit magasin bio que j'affectionne particulièrement, situé dans la rue Mouffetard à Paris.
Rendez-vous de la Nature
96, rue Mouffetard
75005 PARIS
01 43 36 59 34
http://www.dietetiquemouffetard.com/
Tous les produits ne sont pas à l'intention des végétariens mais le magasin a l'avantage de leur offrir tout de même une large gamme de produits, très variés. J'ai depuis abandonné les Naturalia qui n'ont que trop peu de choix (enfin j'en ai testé 2 vous me direz !).
Les rayons sont toujours remplis (pas toujours le cas de Naturalia) et les prix restent corrects même si le coût reste plus élévé que pour les produits non bio. Vous y trouverez entre autres du pain, des céréales, des produits frais.... mais aussi des produits de soin et des compléments alimentaires pour lesquelles une vendeuse se fera un plaisir de vous conseiller.
Bref si vous êtes à Paris que vous chercher des produits bio de qualité où le choix est varié direction la rue Mouffetard. Et puis ensuite profitez-en pour vous y balader, cette rue bien que touristique est un vrai plaisir.
04 mai 2008
Le bio dans votre assiette
La façon de se nourrir a un impact déterminant sur l’environnement: l’alimentation représente à elle seule 30% de l’empreinte écologique en France. L’empreinte écologique d’une tomate cultivée hors sol en serre chauffée est 10 à 20 fois supérieure à celle d’une tomate cultivée en plein champ. Les aliments constituant un simple repas pourraient avoir été transportés sur plus de 78 000 km (soit deux fois le tour du monde!!) rejetant par la même occasion 37 kilos de dioxyde de carbone. Difficile aujourd’hui d’acheter sans regarder au-delà du prix, et de s’intéresser à la provenance des produits et leur mode de production. Mais il convient de se poser la question: que faire pour limiter notre impact sur l'environnement? Le premier geste à faire, c’est d’acheter local : en évitant le transport par camion, avion, etc. on limite ainsi la pollution et l’émission de gaz à effet de serre. Et vous pouvez également vous tournez vers les produits bio. Ce qui amène aux questions suivantes: pourquoi privilégier le bio? Le bio est-il vraiment bénéfique pour la santé? Quel est son coût?
Respect et protection de l'environnement
En premier lieu, il faut savoir que tout produit présenté comme "issu de l'agriculture biologique" est contrôlé par l'un des six organismes certificateurs indépendants et agréés: ECOCERT, QUALITÉ France, ULASE, AGROCERT, ACLAVE et CERTIPAQ. Les vérifications portent essentiellement sur le mode de production, et concernent aussi bien les producteurs que les transformateurs.
la baisse des pesticides: plus de trois millions de tonnes de pesticides sont déversées chaque année dans le monde! Les exploitations biologiques en rejettent beaucoup moins: les seuls produits autorisés sont les pesticides naturels. Certes, ils ont certainement un impact sur l’environnement mais cet effet est théoriquement moindre que d’autres substances plus agressives.
Pas d’OGM: l’un des engagements qui a fait le succès des produits biologiques, c’est la garantie "sans OGM". En effet, les exploitants se sont engagés à ne pas utiliser de produits génétiquement modifiés. De même, toute la chaîne doit être contrôlée: une viande bio garanti que l’animal n’a pas été nourri avec des végétaux contenant des OGM. Mais le problème de la contamination éventuelle par des champs voisins existe…
La question du nitrate: les nitrates font partie des polluants dégagés par l’agriculture. Il semble là encore que les exploitations biologiques en produisent beaucoup moins. Car ce type de cultures utilise des engrais d’origine organique: dans ceux-ci, l’azote est faiblement minéralisé, et entraîne une moins forte production de nitrates. Mais cela dépend également de la nature du sol, de la variété de la plante, de l’ensoleillement… Difficile donc d’évaluer l’impact réel des méthodes biologiques.
Un meilleur rendement: la productivité obtenue en agriculture biologique est généralement moindre: 80 à 90 % des exploitations conventionnelles. Pourtant plusieurs études soulignent un rendement meilleur: produire la même quantité de fruits ou de légumes demande moins d’énergie et d’apports nutritifs. De plus, les champs cultivés en agriculture bio sont généralement plus résistants aux insectes et autres ravageurs, ainsi qu’aux maladies. En ce qui concerne l’élevage, les animaux semblent également moins sujets aux infections.
Le respect de la biodiversité: la biodiversité c’est la cohabitation de nombreuses espèces végétales et animales différentes. Les exploitations biologiques respectent ce principe. Elles préservent plus le patrimoine naturel que les exploitations classiques: moins de pesticides, moins d’érosion des sols. On va par exemple retrouver significativement plus de vers de terre dans la terre. Notons que nombre restreint d’exploitations bio et leur faible surface limite l’éventuel effet bénéfique sur les écosystèmes. Sans oublier que les avantages du bio dépendent du passé de l’exploitation: si la reconversion au bio est récente, les bénéfices de cette pratique ne seront pas ressentis immédiatement. Théoriquement, une période de quatre ans est nécessaire pour qu’une nouvelle exploitation atteigne l’équilibre écologique propre à ce type d’organisation.
L'agriculture bio en quelques chiffres
En 2000, on a estimé que si 30% de la terre était cultivée de façon biologique, 16 000 nouveaux emplois pourraient être créés, le nombre d’oiseaux augmenterait de 10%, celui des papillons de 25% et 11,5 millions d’hectares de terres ne seraient plus traitées aux pesticides. Malheureusement, l’agriculture bio ne couvre que 1,7% des surfaces agricoles utiles en France, contre 10% en Italie.
Selon le rapport 2004 de l’Observatoire Economique de l’Agriculture Biologique :
- Fin 2004, la France comptait près de 540 000 ha de terres cultivées en mode de production biologique, soit près de 2% de la surface agricole utile nationale. Sur ce total, les surfaces en bio progressent de plus de 18% par rapport à 2003. Mais, les surfaces en conversion baissent.
- Après avoir connu une progression ininterrompue depuis 1995, le nombre d’exploitations certifiées bio s’élève à 11 025 en 2004, soit quasiment au même niveau qu’en 2003.
En 10 ans, le nombre d’agriculteurs bios a triplé et les surfaces certifiées bio ont été multipliées.
L'effet sur la santé
Il est extrêmement difficile de relier le type d’agriculture et ses effets sur la santé. De nombreuses études ont néanmoins essayé d’évaluer les bénéfices du bio. Différents scientifiques ont essayé, de mesurer l’impact direct sur la santé de la consommation des produits biologiques. De nombreuses études soulignent ainsi une meilleure résistance aux infections des animaux et des hommes nourris avec des végétaux issus du bio. D’autres mettent en avant des bénéfices dans la procréation. Ainsi, un effet positif aurait été mesuré par exemple sur la fertilité de taureaux et de lapins nourris avec des produits bio… Et manger bio aurait un impact sur la santé des enfants: une étude avait souligné que, chez les femmes qui mangent bio, on retrouve moins de résidus de pesticides dans le lait maternel.
Le coût du bio
La plupart des consommateurs le disent: manger bio a un coût. Il est vrai que la plupart des produits sont 10 à 20 % plus chers que leurs homologues non bio. Mais cela est malheureusement justifié : les agriculteurs qui ont choisi cette filière ont des rendements plus faibles que leurs homologues.
Alors comment faire pour manger bio sans se ruiner? Il faut savoir que les grandes surfaces proposent des prix attractifs. Et certains ont une gamme très étendue, c’est le cas de Monoprix, Auchan et de Carrefour.
Par ailleurs, de nombreux magasins bios se sont ouverts, et proposent un large choix à tous les prix. Certaines chaînes telles que Biocoop ont décidé de démocratiser les produits, en baissant les prix sur les aliments de consommation courante: oeufs, sucre, riz, confiture, thé, café… Pour cela, la chaîne baisse les marges, en espérant que l’arrivée de nouveaux consommateurs va compenser la perte.
Enfin, pourquoi ne pas supprimer les intermédiaires, et vous adresser directement aux producteurs près de chez vous? L’agence bio propose un annuaire avec plus de 5 000 adresses dans toute la France. Vous pouvez également vous faire livrer toutes les semaines un panier de fruits et légumes bio de saison avec par exemple L'amap.
Acheter bio est certes un peu plus cher, mais quand on le peut, c’est une démarche qui a long terme ne peut être que bénéfique pour le consommateur.
Pour en savoir plus sur le bio en France avec l'agence bio ici
28 avril 2008
Les produits d'entretien bio
Vers les années 80, la production chimique mondiale était 500 fois supérieure à celle de 1940. On utilise aujourd’hui entre 60 000 et 70 000 produits chimiques synthétiques différents chaque jour. On fait de plus en plus le lien entre ces produits que nous utilisons et l’augmentation du nombre des maladies. Plus de 400 produits chimiques toxiques (dont certains sont utilisés à la maison) ont été découverts dans le sang humain. Pour en savoir plus, lisez l’article : "Produits chimiques dans notre environnement (habitat, jardin)".
Les produits d’entretien peuvent contenir des substances chimiques dont certaines ne sont pas biodégradables et dont les impacts sur l’environnement et la santé sont douteux voire négatifs.
Il est possible d’avoir des pratiques plus respectueuses de l’environnement en évitant l’usage de produits qui contiennent du phosphate (qui contribue au développement d’algues portant atteinte à la vie aquatique), des enzymes, du plomb, du mercure, etc. tout en privilégiant les produits naturels.Les nettoyants écologiques se multiplient et sont aujourd’hui largement commercialisés dans les circuits spécialisés
Les produits d entretien bio
Ces produits d’entretien respectueux de l’environnement, sont composés de matières premières renouvelables et végétales. Ces détergents efficaces, qui ne récurent pas la nature, garantissent une biodégradabilité maximale, l’absence de composants d’origine pétrochimique, de phosphates, de parfums et colorants de synthèse. Ils sont de ce fait peu contaminant pour le milieu aquatique, et moins agressifs pour la peau.
Attention aux labels autoproclamés comme "sans...", "préserve l’environnement", "vert", "ne contient pas de…", "non polluant", "protège la couche d’ozone", etc.: ces étiquettes peuvent s’avérer imprécises, voire abusives.
Quelques réflexes positifs à adopter: privilégier les éco-recharges ou les produits concentrés et acheter davantage de produits portant un écolabel officiel: NF-Environnement ou Ecolabel Européen.
Les écolabels officiels sont le seul type d’étiquetage qui garantit aux consommateurs à la fois l’efficacité des produits et la limitation de leur impact environnemental (eau, air, déchet, énergie…).
Les produits labellisés répondent à des exigences fixées par des experts après une étude du cycle de vie des produits : extraction des matières premières, production, distribution, utilisation. Ils apportent une garantie d’efficacité et l’assurance de faire un geste important pour l’environnement.
Quelques marques de produits ne polluant pas ou très peu
Parmi les nombreuses marques qui sont sur le marché, j'ai décidé de ne citer que les marques dont il est établi qu'elles sont distribuées par des sociétés qui n'effectuent aucun test sur les animaux (source One-Voice).
Etamine du Lys : les produits sont d’origine végétale, nécessitent pas ou peu de transformation et sont donc non polluants y compris dans leur fabrication.
Lerutan : sans parfum de synthèse, sans colorant, sans conservateur de synthèse classique, sans pétrochimie (paraffine, silicone), garanti 100 % végétal et minéral.
Almacabio
Diproma
Karawan Authentic
Les produits de la marque Arbre Vert ne sont pas testés mais la société qui les distribue, teste de nombreux autres produits sur les animaux, ce qui explique qu'elle n'y figure pas.
15 avril 2008
Les labels bio
Un petit point sur les labels bio qui diffèrent selon le type de produits.
L’agriculture biologique constitue un signe officiel d’identification de qualité et d’origine. Elle se distingue par un mode de production fondé sur:
- la non-utilisation de produits chimiques de synthèse
-le recyclage des matières organiques
-la rotation des cultures et la lutte biologique
Le label AB ou Agriculture Biologique concerne les produits agricoles et les denrées alimentaires. Pour obtenir le label AB, une denrée alimentaire doit être composée d'au moins 95 % d'ingrédients de l'agriculture biologique et un produit doit provenir d'une filière où tous les opérateurs successifs doivent respecter un cahier des charges rigoureux de procédés non polluants et respectueux de l’environnement.
L'obtention du label AB se fait auprès de la direction départementale de l'agriculture et de la forêt. Une certification doit être obtenue auprès de l'un des six organismes de contrôle agréés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Les producteurs bio sont contrôlés, sur rendez-vous, 1 fois par an par l'organisme de contrôle qu'ils ont choisi au départ. En plus, un nombre important de producteurs est contrôlé une seconde fois dans l'année de façon inopinée. La DGCCRF affirme que les processus de contrôles sont actuellement fiables.
Le label Cosmétique bio exige 95 % minimum d'ingrédients d'origine naturelle pour que les fabricants utilisent des matières premières issues de l'agriculture et transformées par des procédés respectueux de l'environnement et non des ingrédients issus de la pétrochimie. Il exige également 95 % d'ingrédients bio sur le total des ingrédients végétaux. Les produits de cosmétique bio ne comportent aucun parfum de synthèse, aucun colorant de synthèse, aucun silicone, aucun glycol. Seuls quelques ingrédients de synthèse indispensables et non encore disponibles en origine naturelle sont autorisés.
Les extraits animaux ou tests sur animaux sont interdits en cosmétique bio. Seuls les ingrédients issus de la production animale (par exemple le miel) sont autorisés.
Le label Cosmétique écologique exige une part moins importante d'ingrédients bio, 95 % minimum d'ingrédients d'origine naturelle non issus de la pétrochimie (comme le label cosmétique bio) et 50 % d'ingrédients bio sur le total des ingrédients végétaux (95 % pour le label cosmétique bio)
Le label ECOCERT est attribué aux fabricants qui sont régulièrement contrôlés par une société de contrôle et de certification agréée par les pouvoirs publics, afin de garantir le respect des normes spécifiques à l'agriculture biologique.
Le label écologique de l'UE est administré par le Comité de l'Union européenne pour le label écologique (CUELE) et reçoit l'aide de la Commission européenne, de tous les États membres de l'Union européenne et de l'Espace Économique Européen (EEE)
Le système communautaire d'attribution de label écologique vise à:
- promouvoir les produits ayant un impact réduit sur l'environnement plutôt que les autres produits de la même catégorie.
- fournir aux consommateurs des informations et des conseils exacts et scientifiquement établis concernant les produits.
Sont exclus du champ d'application: les denrées alimentaires, les boissons, les produits pharmaceutiques.
Le label écologique de l'UE n'est attribué qu'aux produits qui peuvent être garantis au moins aussi efficaces que les produits classiques.








