30 avril 2008
La souffrance n'est pas un spectacle
J'ai décidé de poster un article sur la corrida pour deux raisons. Tout d'abord parce que je ne l'ai pas assez évoquée dans mon blog, or c'est un combat pour la cause animale qui me tient à coeur. Puis parce que c'est bientôt la fête de la Pencôte et la Féria de Nîmes et sa corrida approchent, c'est donc le moment de faire quelques rappels sur cette cruelle "tradition".
"Il ne s’agit pas seulement d’éviter la souffrance infligée absurdement à des taureaux mais de lutter contre la sinistre tentation de violence qui se répand dans toute notre culture. En étalant le sang, en mettant en danger la vie même du torero, ces spectacles font appel à ce qu’il y a de plus inavouable dans les réactions les plus primitives de chacun de nous. Comment les enfants peuvent-ils respecter leurs parents lorsqu’ils les voient se satisfaire d’émotions aussi barbares ? S’élever contre les corridas, c’est défendre notre part d’humanité, une part qui dans notre société est en grave danger." Albert Jacquard ( interview retranscrite ici )
- Le triste sort des taureaux
Les taureaux sont prématurément séparés de leur mère et sont spécialement "dressés" pour le combat dès le plus jeune âge. Pour provoquer leur agressivité, les taureaux sont régulièrement poursuivis et renversés. Les hommes sur des chevaux piquent le taureau avec une lance sur le sommet de leur queue.
Cela fait partie de la "tienta" ou le test de courage qui sert à évaluer si le taureau est fait pour la corrida. Les taureaux sont marqués au fer rouge et des étiquettes métalliques sont agrafées dans leurs oreilles. Ces animaux sont volontairement "dressés" pour être maladroits (surcharge pondérale) et têtus pour qu’ils ne s’arrêtent pas au milieu du combat, ce qui fournit plus de divertissement pour les spectateurs.
Beaucoup d’anciens matadors ont rapporté que les taureaux sont intentionnellement affaiblis avec des coups au niveau des reins et de lourdes charges accrochées autour de leur cou pendant plusieurs semaines avant le combat. Une autre méthode pour affaiblir et désorienter le taureau est de l’enfermer pendant 48 heures avant la confrontation dans une obscurité totale et de frapper sa tête et son dos avec des sacs de sable.
Une pratique commune est de scier les cornes des taureaux de quelques centimètres. Les cornes des taureaux, comme les moustaches des chats, aident les animaux à s’orienter, donc un changement soudain détériore la coordination du taureau, il perçoit alors différemment les distances. Le sciage est pourtant illégal et les cornes sont parfois inspectées par un vétérinaire, après un combat.
- Le déroulement de la corrida
La corrida consiste à torturer six taureaux durant un quart d'heure chacun. Passé ce laps de temps, le taureau comprend qu'il faut foncer dans le torero et pas dans l'étoffe rouge. Il devient alors un "criminel" aux yeux des aficionados...
En premier lieu, le picador enfonce une lance jusqu'à trente centimètres de profondeur et fouille la plaie, afin de cisailler le ligament de la nuque et contraindre l'animal à baisser la tête. Il ouvre ensuite la blessure en y plantant six harpons de quatre à sept centimètres: les banderilles. L'animal est enfin mis à mort, au mieux d'un seul coup d'épée mais c'est rarissime. Une épée plus courte et un poignard sont alors nécessaires pour porter les coups ultimes.
Un massacre aux frais des contribuables
La corrida, sous couvert de la tradition et du folklore, est avant tout un lucratif business, en partie subventionnée avec nos impôts ! Trop peu de contribuables savent que leurs impôts sont employés à élever des taureaux pour les corridas. En effet, chaque sélectionneur de taureaux pour corrida reçoit une subvention de 210 euros par animal mâle. La Commission Européenne est parfaitement consciente que ces animaux sont élevés pour la torture, malgré cela, elle refuse d’exclure les éleveurs de taureaux pour corrida des subventions de la PAC. Les aides de l’UE aux quelques 1200 éleveurs atteignent 22,5 millions d’euros par an (Source : Courrier International). En France et rien que pour l’année 2004, les subventions publiques allouées aux villes organisatrices de corrida s’élèvent à 465 808 euros !
Les villes organisatrices de Corrida
Généreuses subventions attribuées par les pouvoirs publics (mairies, Conseils généraux et régionaux) à de nombreuses villes l'année 2006. (source: alliance anti-corrida)
LANGUEDOC-ROUSSILLON : Nîmes : 128 200 € Vergèze : 19 000 € Codognan : 250 € Béziers :43 550 € Millas : 25 000 € Lunel : 6 000 € Vauvert : 325 €
MIDI-PYRÉNÉES Rieumes : 5 500 €
PROVENCE-ALPES-CÔTE-D'AZUR Arles : 30 500 € Châteaurenard : 30 800 € Fontvieille : 600 € Maillane : 1295 €. Marseille : 11 800 € Salins-de-Giraud : 2 800 €. Saint-Martin-de-Crau : 23 839 €
AQUITAINE Bougue : 1 300 € Saint-Sever : 15 760 €
Sources: Veganimal.info
16 avril 2008
Quand la cruauté se veut artistique
Il ne s'agit pas d'une information récente et je ne pensais pas l'évoquer sur mon blog car de nombreux sites/blogs en ont déjà fait l'écho cependant j'ai finalement décidé d'y accorder un post après une discussion avec des amis qui n'étaient pas au courant et surtout qui avaient du mal à y croire.
Guillermo Vargas Habacuc est un artiste du Costa Rica âgé de 50 ans qui réalise des « oeuvres» d'un goût plus que douteux.
En 2007, il a payé deux enfants des rues pour qu'ils capturent un chien errant. L'animal a été amené dans une galerie du Nicaragua et attaché par des cordes au mur, privé d'eau et de nourriture. Les visiteurs de la galerie d’art sont venus observer sans compassion, impassibles, cette honteuse "oeuvre artistique"(!!) qu'est l’agonie d'un pauvre animal jusqu’à ce que mort s'en suive. Comble de la cruauté : un mot « poétique » était affiché sur le mur, les lettres étant réalisées avec des croquettes pour chien.
Or ce même artiste a reçu une invitation pour participer à la biennale d'art d'Amérique centrale 2008, au Honduras, pour réitérer ce même projet. Une pétition contre cette « œuvre » cruelle a déjà recueilli près de deux millions de signatures. Justification de Monsieur Vargas Habacuc: « Il y a dans mon pays des milliers de chiens errants et personne n'y prête attention. Ce chien serait mort de toute façon. »
Signez la pétition http://www.petitiononline.com/13031953/petition.html
26 février 2008
J.O. de Pékin 2008
Je reprendrai dans cet article quelques éléments qui conduisent à boycotter les JO de Pékin. Vous trouverez sur internet et dans la presse d'autres articles bien plus complets et mieux rédigés sur le sujet.
- Le non respect des droits de l'homme
La Chine continue de bafouer les droits démocratiques élémentaires, de multiplier les camps de “rééducation” et de “travail” et de développer une politique d’agressions.
En effet le gouvernement chinois tente de briser tout ce que la Chine compte de dissidents, d'opposants, d'intellectuels critiques, de pauvres et de syndicats libres. La Laogai Research Foundation dénombre 4 000 camps de travail. L'organisation de ces J.O. accélère la destruction de nombreux quartiers populaires et sites historiques dans le cadre d’une urbanisation sauvage dirigée contre les populations les plus pauvres (expropriations etc.). Pour nettoyer le pays avant 2008 (Le CIO exige que les J.O. soient « sécurisés »), la police et la justice chinoises ont aussi reçu l’ordre d’intensifier les exécutions de délinquants et la répression contre les « internautes subversifs ». C’est ce qu’ils appellent la campagne « Frapper fort ».
De plus la Chine, qui a des visées de conquête sur Taïwan, poursuit une offensive diplomatico-guerrière à l’encontre du Japon et terrorise la région autonome des Ouïghours. La colonisation du Tibet prend une tournure de génocide : assassinats, tortures et avortements forcés se pratiquent en totale impunité.
Retrouvez un article sur Reporters sans frontières ici
- Les droits des animaux bafoués
Le scandale des zoos en Chine: Ce sont de véritables prisons dans lesquelles des animaux pitoyables, à force d’être enfermés dans des cages de taille inapropriée, se comportent de façon psychotique. Dans certains de ces zoos, on entretient le goût du sang à la manière des arènes des anciens Romains : des animaux de ferme sont jetés vivants aux grands félins qui les déchiquettent sous les yeux des visiteurs ravis. En Chine, les animaux des zoos, de même que n’importe quel animal domestique ou de compagnie, ne bénéficient d’ aucune protection légale.
Un article complet sur le sujet sur le site de One Voice ici
Le commerce ignoble de la fourrure: ayant déjà rédigé des articles et posté des vidéos sur le sujet je rappelerai simplement qu'avant d’être dépecés vivants, les animaux sont arrachés de leur cage et jetés au sol, matraqués avec des barres de fer, projetés violemment sur des surfaces dures, ce qui brise leurs os et entraîne des convulsions, mais pas toujours une mort immédiate. Quand la fourrure est enfin arrachée de l’animal, la dépouille ensanglantée est jetée sur un amas d’autres corps qui ont subi le même traitement. Certains animaux sont encore vivants.
Retrouvez un article sur Fourrure-torture ici
18 janvier 2008
Anti-corrida
Spot anti corrida-Renaud
Et voici un extrait de documentaire réalisé sur la corrida.
L'Alinéa 3 de l'article 521-1 du code pénal tolère actuellement en France la tauromachie. C'est pourquoi Jérôme Lescure a ainsi intitulé son film, réalisé à partir d'images tournées durant l'été 2004 dans le sud de la France....
Cinq villes, cinq corridas, 31 morts.... 31 taureaux suppliciés à l'arme blanche pour le plaisir de spectateurs.
D'Arles à Nîmes, en passant par Châteaurenard, Rieumes et Saint-Gilles.
Pour signer la pétition anti-corrida c'est ici
















